Échange/transfert total de pouvoir

Une réécriture de ce premier article, initialement publié en juin 2021 lors de l’ouverture de mon blog pour une version plus digeste, moins théorique. Ça ne diffèrera pas réellement de la version précédente bien que moins longue (étant donné les quelques redirections vers d’autres articles), purement personnelle et factuelle de ce qu’il se passe ici.

Coexistants dans le cadre d’une relation asymétrique, N/nous utilisons ce label (TPE – Total Power Exchange) afin d’exprimer sommairement ce que N/nous vivons au quotidien. Il en existe quelques autres plus ou moins (in)connus pour dire (à peu de choses près) la même chose : Absolute Power Exchange (APE), Total Authority Transfer (TAT), Total Power Transfer (TPT). Il y en a sûrement d’autres dont je n’ai pas connaissance, j’utilise le plus commun par simplicité.

Malgré que j’émette quelques réserves quant au mot échange, j’ai fini par me faire avec le temps (la maturité de N/notre relation) une idée globale qui me convienne.

L’échange réside dans l’engagement double. Le serment de m’obéir en toutes circonstances complémentaire au serment de la posséder, d’honorer ce don. Au-delà de ces histoires d’énergies investies et re-investies, je n’estime pas que N/notre future union ai quoi que ce soit de transactionnel ou contractuel. Cette complémentarité est simplement nécessaire pour que les choses fonctionnent correctement pour ce ménage.

Ceci étant dit, il s’agit principalement d’une histoire de paramètres.

Disposer de la pleine autorité concernant tous les aspects de sa vie, vie m’appartenant au même titre que la mienne. Être la seule autorité (légitime) sur son corps et son esprit qui m’ont été dédiés, dont je peux jouir comme je l’entends (en assumant/étant responsable des conséquences de mes choix, la notion du bon comme du mauvais étant à ma discrétion). Je recommande la lecture suivante, Le contrôle qu’il me faut sur elle.

Or, de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. (Éphésiens 5:24)

Ce que l’ont pourrait considérer comme ses droits relèvent de la notion de permission, partant en ce qui concerne N/notre dynamique du point de départ suivant : aucun droit, uniquement des devoirs et sa complémentaire tous les droits, aucun devoir.

Il n’y a plus le débat de l’obéissance depuis plusieurs années, ni celui de se renier pour mieux me servir. C’est ce qui marque pour moi la différence entre une relation de négociation et d’appartenance. Le cadenas est verrouillé et les chaînes dont j’ai entravé son esprit sont plutôt lourdes désormais. Assez pour condamner des volontés qui pourraient paraître possibles à quelqu’un appartenant en fragments (bien que je n’estime pas que le mot appartenir soit dans ce cas d’usage), comme (au risque de mettre un malheureux coup de pied dans une immense fourmilière qui n’attend peut-être que ça) partir.

Je détiens l’autorité sur son propre corps et le monde qui l’entoure où chaque aspect la concernant est un champ de pouvoir où j’exerce mon autorité, en tant que seul décisionnaire. C’est illimité. Je ne la considère pas passive ou spectatrice de ce qu’il se passe pour autant, elle a le devoir de me faciliter par une obéissance sans faille, inconditionnelle. Ce n’est pas facile et demande une Force en interne de chaque seconde. Je la tiens responsable si je juge qu’elle faillit, c’est ainsi pour tous ses devoirs envers moi.

Il n’y a pas d’interrupteur on et off à tout cela, c’est en toute circonstance. J’ajouterai ici le prochain article que je lui fait écrire en ce moment portant sur le 24/7 quand il sera publié.

À ce label, j’ajoute souvent le mot traditionnel, notamment pour son sens (plus de contexte dans cette lecture) et son aptitude à marquer la différence entre ce que N/nous vivons d’un jeu de pouvoir issu du fantasme (BDSM).

Étant donné les tendances de ce ménage, la principale raison de ce type de dynamique est que je suis masculin et traite le contrôle que j’exerce sur ce qui m’est dédié comme un véritable besoin, même si je n’ai pas toutes les réponses à ce sujet. Les siennes sont beaucoup plus complexes de par sa servitude dévotionnelle, illimitée, même si je les considère inhérentes à sa féminité.

La hiérarchie de par ce transfert d’autorité absolu est le langage de N/notre relation. C’est ce qui me semble le plus achevé, et parce que c’est ce qui me convient est une réponse suffisante.

Ainsi N/nous usons des justes termes de Maître et d’esclave, de Propriétaire et de propriété et un jour (je N/nous le souhaite sincèrement) de Mari et d’épouse. Parce qu’elle m’appartient en toutes choses.

Publié par

Bap

Propriétaire de 232-621-237.

8 réflexions au sujet de “Échange/transfert total de pouvoir”

  1. Bonjour à vous deux
    Je vous découvre via Fet Life et via des commentaires ça et là.
    Je poursuivrai donc mes lectures mais avant cela, et pour faire suite à « l’éternelle question », voici la mienne, de question : quelles différences faites vous entre propriété et appartenance ?

    J’en profite pour poser une autre question (sourire) : que n’incluez-vous pas au sein de votre statut de propriétaire ? Existe-t’il dans votre vie de couple, des situations non exploitables, quelles qu’en soient les raisons, où vous ne vous sentez pas possesseur de votre esclave ?

    Merci à vous

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    1. Bonsoir Spencer,

      À mon sens, l’un est statut, l’autre un fait. La propriété est un statut de possession, là où l’appartenance est l’état d’appartenir (totalement).

      Il n’y a rien que ne recouvre pas mon statut de Propriétaire/Maître, tout ce qui la concerne(rait) est un champ de pouvoir. Toute situation de la vie est exploitable et doit l’être car je suis le seul décisionnaire légitime.

      Merci pour votre commentaire,
      Bap, Propriétaire d’esclave calliopée.

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  2. Il me vient une question à la lecture de vos mots, vous dites réduire son monde au maximum, afin de garantir qu’elle ne vous quitte pas ( ou du moins qu’elle est suffisamment peur pour ne pas le faire) .
    Pensez-vous que sans cet isolement imposée la servitude de votre esclave serait moindre ?

    Je ne juge pas vos écrits bien au contraire , ma question étant seulement dans un butte « éducatif »

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    1. Bonsoir Fleurerouge,

      Je n’ai à aucun moment le souvenir d’avoir parlé de garantie (par le biais de l’isolement/d’un monde petit) qu’elle ne me quitte pas, ni d’une potentielle peur chez elle de me quitter. J’ai (toujours dans mon souvenir) seulement stipulé son incapacité de le faire dans le présent article.

      Concernant l’isolement, il peut avoir des bienfaits merveilleux (une esclave centrée sur ses devoirs, être son Monde), comme de très mauvais (détresses psychologiques importantes). Je ne considère pas que sa servitude puisse être limitée ou amoindrie de quelque manière que ce soit le temps qu’esclave calliopée me sert parfaitement comme je l’entends (c’est-à-dire selon mes exigences).

      Je vous remercie pour vos mots et vous assure que je ne me sens absolument pas jugé, vous pourriez le faire que ça manquerait simplement d’originalité à mes yeux.

      Merci pour votre question,
      Bap, Propriétaire d’esclave calliopée.

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